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QVT ecranLe salarié aujourd’hui, aspire à être bien dans son travail au travail .

Une rémunération élevée et/ou un poste à responsabilité ne font plus nécessairement rêver. Le salarié souhaite avant tout, de bonnes conditions de réalisation de son travail.

Est-ce une simple tendance ou une réelle revendication ?

Entre 2004 et 2006 des suivis de sondage de l’ANACT* intitulés"Pourquoi je vais travailler" révèlent que, pour plus de 50 % des sondés, les conditions de travail définissent la qualité de vie au travail et ce devant le niveau de rémunération. 

En 2016, plus de 85% de salariés sondés par l'ANACT*(échantillon d'environ 1000 salariés du privé et du public) affirment que l’épanouissement dans le travail et la conciliation vie privée-vie professionnelle sont les deux critères forts définissants la Qualité de vie au travail (QVT*). 

 

Les entreprises inscrivent de plus en plus, la QVT* dans une stratégie globale managériale.
L’accroissement des performances, de la compétitivité passe par l’effort fourni par la masse salariale. Des équipes motivées, reconnues sont plus épanouies et plus productives.
Le partenariat entrepreneur-employé doit être le grand gagnant dans l’engagement d’une politique de la QVT*.

plan strategie QVT

 

Alors pourquoi les projets d’amélioration de QVT* restent secondaires ? Pourquoi la QVT* est vue comme cette bonne vieille résolution à engager demain.
La notion floue de la QVT*et les divergences des exigences des partenaires peuvent expliquer ce manque d’implication.

Avant d’entreprendre une démarche en faveur de la QVT*, il faut comprendre le mot travail.

  • Dans l’Antiquité, le travail est assimilé à l’esclavagisme. L’étymologie se rapporte au terme « tripalium », objet dont se servait pour ferrer bêtes et esclaves.
  • Au Moyen Âge, deux mots définissent le travail : le Labor (labeur) et l’Ouvrage. Le labor qualifie la pénibilité engendrée par la production d’un bien commun. L'ouvrage renvoie à la créativité, l’innovation inspirées par le Divin.
  • La Renaissance refoule le mot labor pour laisser place à l’ouvrage glorifiant l’avènement d’une classe bourgeoise marchande.

travail renaissance

  • Le XIXième et XXième siècle retracent les révolutions industrielles, avec la généralisation d’un nouveau statut professionnel: le salariat. Ces révolutions industrielles reposent sur l’exploitation de ressources énergétiques comme le charbon, le pétrole, l'uranium ...
    Penseurs, écrivains dénoncent des conditions de travail jugées « inhumaines », imposées par une classe dirigeante avide de profits et asservissant la masse. Les conditions de travail et le droit du travail, la santé au travail font leur apparition.

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  • Le XXIéme siècle, est celui de la révolution industrielle 4.0. Les Usines 4.0 ne sollicitent pas de nouvelles formes ou sources d’énergie mais reposent sur la numérisation.Elles travaillent dans des mondes virtuels pour le monde réel.

usine 4.0

Toutes ces mutations technologiques font surgir des appréhensions, posent des questionnements sur l’Humain et son rôle dans la société.

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Alors, serions-nous plus malheureux aujourd’hui qu’hier au travail ?
Le travail n’est-il que labeur et donc pénibilité, et omettons-nous l’ouvrage qui engendre les savoir-faire, l’innovation, le bien-être.
L’injonction du bonheur n’a pourtant jamais été aussi forte. L’épanouissement dans la vie personnelle et professionnelle est revendiqué.
La QVT* est-elle de ce fait un outil performant de développement ou un concept marketing de plus ?

Si le travail est la résultante de trois entités indissociables : la formation + l'activité elle-même + les conditions de travail.

travail

La QVT* se définit selon six axes :qvt six axes

 

Il faut rendre intelligible la notion de QVT*. La responsabilisation des acteurs dans la mise en œuvre d’une démarche participative collective en est le point de départ.

Comment mettre en œuvre cette démarche?

Les démarches scientifiques reposent souvent sur un triumvirat : Observer, analyser, réviser/conclure

  • Quelle est la problématique ?
  • Que sais-je de la problématique ? et comment est cette problématique en l’état actuel ?
  • Quelles conclusions par mes hypothèses formulées, je peux proposer pour réviser cette problématique ?

On peut envisager une démarche similaire pour la thématique de la QVT*.

  • Connaître le cadre juridique de la QVT*,
  • Définir un état des lieux du niveau de QVT* de l’entreprise,
  • Identifier et encadrer le champ couvert par la QVT* dans l’entreprise,
  • Choisir des personnes ressources dans son entreprise pour élaborer cette démarche, et communiquer de façon claire,
  • Élaborer un plan d’actions QVT* participatif visant la qualité du travail réel, expérimenter des actions,
  • Établir un tableau de bord QVT* avec des indicateurs de suivi et d’évaluation.QVT process

Pourquoi cette démarche ?

Le monde du travail est mouvant. Il faut s’adapter pour survivre et ceux qui seront les plus innovants, les plus réfléchis feront mieux que la survie, ils vivront.
Les évolutions dans le monde du travail reposent sur de nouvelles technologies, sur des formes de travail différentes comme le télétravail, la géolocalisation, et des marchés concurrentiels qui se transforment chaque jour pour répondre aux clients.
L’intégration des nouveaux modes de travail, des configurations familiales différentes, de la démographie vieillissante (salariés aidants envers des parents âgés)... renvoie à la question de l’articulation entre la vie professionnelle et la vie personnelle. Cette thématique fait partie intégrante de la démarche QVT*.

Devant ces impératifs, l’entreprise nécessite des compétences qualifiées, autonomes et mobiles.
Les salariés eux, ont besoin d’être formés, accompagnés, de disposer de temps pour développer leur savoir-faire acquis et devenir ainsi autonomes, responsables.
Et le respect de l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle est le socle de la démarche.

bonheur au travailLes entreprises innovantes sont celles qui ont intégré la stratégie de repérage des savoir-faire, de l’accroissement en  compétences de leurs ressources en les faisant participer de façon proactive.

Elles ont surtout compris que l’expérimentation encadrée reposant sur le collectif est une force.La démarche QVT* ne doit pas être une concession sociale mais bel et bien un moteur de développement.

L’outil donnera un produit fini de qualité à partir d’un Travail sans cesse renouvelé par la main et la créativité intellectuelle de l’Homme. Pour se faire, il faut proposer les conditions de travail les meilleures pour exprimer et développer les savoir-faire en pleine conscience.

 

A lire aussi

Bibliographie

  1. M.Lourela.K.GanabS.Wawrzyniakc "L'interface « vie privée–vie au travail ": adaptation et validation française de l'échelle SWING (survey work–home interaction-Nijmegen) Home–work interaction: a French adaptation and validation of “Survey Work–Home Interaction-Nijmegen” (SWING).Psychologie du Travail et des Organisations, Vol.11, Issue 4, December 2005, p. 227-239.
  2. Brun, Jean-Pierre, et Ninon Dugas. « La reconnaissance au travail : analyse d'un concept riche de sens », Gestion, vol. vol. 30, no. 2, 2005, pp. 79-88.
  3. Michel Gollac, « Les risques psychosociaux au travail : d’une « question de société » à des questions scientifiques. Introduction », Travail et Emploi, 129 | 2012, 5-10.
  4. Psychosocial Risks At Work: A Performative Speech Act Corinne Delmas - Psychosocial Health, Work and Language - 2017
  5. Mercier, C. & Filion, J. (1987). La qualité de la vie : perspectives théoriques et empiriques. Santé mentale au Québec,12(1), 135–143.
  6. MOREL Á L’HUISSIER P.,TURBÉ-SUETENSN. (2010),Le télétravail en France, les salariés sont prêts!, Pearson ed., 160p.
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